Nouvel ep vinyle dans la collection Hear My Voice du label Beating Drum Records
Inaugurée au printemps 2018, HEAR MY VOICE est une collection du label Beating Drum qui met en lumière une sélection de voix contemporaines passionnantes, révélatrices d’un courant éclectique et innovant de songwriting.
En choisissant de graver quatre de ses nouvelles chansons sous cette étiquette, Faccini donne un coup de projecteur à cette remarquable collection de la musique folk du 21e siècle, qui compte déjà les opus du canzoniere Napolitain GNUT, de la chanteuse Néo-Zélandaise TUi Mamaki, et du poète-chanteur originaire de Trinidad Horsedreamer.A l’image du très élégant single Hope Dreams qui vient de sortir en teaser, les quatre plages de l’ep sont de sacrées bonnes chansons. Tantôt celles d’un crooner folk délicieusement hors-saison, tantôt comme reçues en tête-à-tête tellement elles sonnent proches.
Avec ses albums précédents I Dreamed an Island (2016) et Songs of Time Lost (2014 – avec le violoncelliste Vincent Segal), Faccini l’auteur-compositeur explorait les voies métissées d’un songwriting sans frontières. Plus récemment, il a multiplié les collaborations où son grain de voix et ses mélodies atmosphériques sont venus vivifier des projets aussi variés que la tournée all-stars en hommage au compositeur Gabriel Fauré, une série de concerts avec les chambristes du Stingo Music Club, ou le ballet Arise des frères Ben Aïm à la Sainte-Chapelle.
Pour l’ep Hear My Voice, son inspiration a puisé dans les couleurs du folk nord-américain et britannique qui ont marqué l’écriture de ses toutes premières chansons.
En face A, on retrouve ainsi des arrangements de cordes par Luc Suarez, collaborateur du premier groupe de Faccini dans les années ’90: Charley Marlowe.
Le surprenant Could Have Been You emporte dans une structure narrative qui évoque d’anciens films musicaux, Ken Coomer à la batterie nous retient du bout des baguettes, on flotte, on glisse …
Hope Dreams c’est une autre affaire, presque les mêmes cordes, plus entêtantes, et l’amertume, le désespoir qu’elles emballent … ça pince à l’âme. Voyez cette lumière dramatique, rendue avec si peu de traits dans les dessins de l’animation. Textures inédites qui raffinent la musique, bien senti!
Face B, l’aérien Angel of Mercy et Say You Don’t Know, plus intime, rendent assez bien l’atmosphère du refuge cévenol dans lequel Piers Faccini compose à la manière d’un artisan. Les arrangements sont ici plus minimalistes: cordes étouffées ou brillantes des guitares, moelleux de l’harmonium, qui rappellent les inoubliables atmosphères de l’album Two Grains of Sand (2009).
Say You Don’t Know en particulier, quelle belle chanson! On ne peut plus british et pourtant le refrain, dans un petit miracle de composition, lance des harmonies qu’on jurerait jaillies des traditionnels d’Afrique du Sud ou de chœurs mélanésiens … Pur élixir!
Une chanson peut aller droit au but: marquer l’esprit ou se ficher dans le cœur. Une autre, plus ouverte, éveillera la curiosité, entraînera l’imaginaire de chacun. Somme toute on pourrait concevoir la poésie comme un corpus universel, pré-existant, dont les manifestations se frayent un chemin jusqu’à nous par le talent des poètes, musiciens, peintres, artistes, … ces passeurs plus ou moins inspirés.
Affaire d’atomes crochus, comme toujours. Si le passeur Piers Faccini vous a touché, ses compositions et son travail éditorial au sein du label Beating Drum sont assurément à suivre.
Beating Drum Records / le catalogue et une nouvelle formule d’abonnement
Le lien pour pré-commander l’ep vinyle Hear My Voice #4: Piers Faccini
Artwork: Uncle ‘O (avec les paroles des chansons sur la pochette intérieure)




