1979 Après quelques jours à Tunis, un taxi collectif nous descend vers le sud. Premier stop à Djerba, débarqués en fin de journée sur une place en ville. Le temps de refaire les sacs, de se repérer et de discuter un plan pour dormir, la nuit est tombée. En chemin pour se trouver des bricks, on passe devant l’atelier encore éclairé d’un tisserand.
Chaude ambiance avec les pièces de laine accrochées ou empilées partout, irrésistible, d’ailleurs on nous invite à rentrer.
On commence à papoter. Arrive un plateau de thé. Nous achetons un grand sac en laine. Le tisserand nous raconte avec tristesse les Clubs Med’ déjà bien installés à l’époque sur les plages de l’île, dans lesquels ses collègues vendeurs d’artisanat et autres danseurs folkloriques entrent délivrer la fameuse couleur locale à des bronzés confinés hors-sol. Misère … Une heure passe, un couscous débarque avec la famille et quelques voisins. La soirée se prolonge dans une ambiance inoubliable, et nous sommes invités à dormir dans la maison familiale.
Le lendemain matin, nous retrouvons la famille, la mère du tisserand, le frère, la sœur, son épouse, leurs enfants. Je vous épargne les photos-souvenirs en pose un peu (trop) classique. Je demande si je peux faire le portrait de l’épouse avec le petit dernier.
Aucune gêne, aucun tralala, et cette beauté …




