Heimweh / Mal du Pays, comète au Festival Supernova à Toulouse

Mise à jour: prochaines représentations à La Scène Nationale d’Orléans du 28 au 30/11/23

Donnez-vous cette chance de découvrir la vitalité de la jeune scène d’un théâtre décidément indispensable à la petite comme à la Grand Histoire.

photo © Gabriel Murisier

Fausse farce, beignet au piment. Heimweh / Mal du Pays de Gabriel Sparti est un spectacle au bouquet surprenant comme on dit de certains vins : si on part sur des notes rieuses et c’est pourtant une amertume longue en bouche qui colle au palais, ici celui des clichés d’une Suisse champêtre et blanchisseuse, anesthésiée dans un conformisme obscène. Mais quel pays n’est pas en reste ? La Belgique joyeuse ? La France des droits de l’Homme ? Et toutes les terres promises ?

Un temps seulement on peut chanter en faisant semblant. Si on n’a plus rien à dire sur le pays qui vous a vu naître, si même l’écrire restera lettre morte, alors on se fait violence en partant. C’est ça qu’on appelle le mal du pays ? Douleur de rester ? Douleur de partir ? Et une identité comme une tache d’encre indélébile ?

Gabriel Sparti écrit là un spectacle qui questionne tout en finesse. Sa mise en scène est réjouissante, qui amène ses comédiens à jouer de tout : d’eux-même et du plateau.
Mention spéciale – non : gratitude ! pour la séquence lumière en ouverture, un voyage en soi qui révèle chez Gabriel et Nora Boulanger-Hirsch, créatrice lumière, une sensibilité de photographe qui ajoute au plaisir. Ça promet !

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